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Le rôle de l’avocat

Le rôle de l’avocat

Depuis le 1er janvier 1992, les professions d’avocat et de conseil juridique ont fusionné pour n’en former qu’une seule, sous le vocable unique d’« avocat ». Partenaire juridique du client, l’avocat a vocation à l’assister dans toutes ses démarches courantes et à le défendre devant les juridictions, que ce client soit un particulier ou une entreprise (société civiles, commerciales, associations, artisans, commerçants…). L’avocat peut plaider mais il a aussi pour mission de conseiller le client pour tout ce qui relève du domaine juridique, en dehors même de tous contentieux.

Il peut être amené à travailler aux côtés d’autres professionnels du Droit, tels que les huissiers de justice ou les notaires, mais également aux cotés des professionnels du chiffre (experts comptables par exemple). L’avocat a donc deux missions principales : le conseil et la défense de ses clients en cas de contentieux.

Afin d’exercer pleinement sa mission de conseil et de défense, voici une liste non exhaustive des différentes tâches attribuées à l’avocat :

L’avocat a un rôle d’information et de conseil

L’avocat a pour mission d’informer le client sur l’état de la réglementation applicable à sa situation et rendre possible son projet en lui donnant la forme juridique la plus appropriée, en procédant aux formalités et diligences utiles pour le rendre effectif et licite, et ce, dans tous les domaines du droit (droit des affaires, droit social, droit fiscal, droit de la famille, droit des transports, droit des assurances, droit pénal, droit immobilier, droit de l’environnement…)

Recourir aux conseils avisés d’un avocat avant la mise en œuvre d’un projet, avant la rédaction d’un contrat ou encore dans le cadre d’une procédure en justice permet de procéder aux formalités obligatoires en temps utile, mais également d’être assisté pour la rédaction des courriers et documents nécessaires, afin de prévenir tout risque de contentieux ultérieur.

Consulter un avocat permet souvent de prévenir plutôt que de guérir. Cette mission quotidienne constitue donc l’une des pierres angulaires de la profession d’avocat.

♦ Pour le particulier, l’avocat agit tel un conseiller personnel à tout moment (choix d’un régime matrimonial, rédaction d’un PACS, conseils en matière successorale, litiges divers, entrepreneurs de travaux, assureurs, banquiers, employeurs, etc.).

♦ Pour l’entreprise, l’avocat assure également cette mission en aidant le professionnel, l’entrepreneur, l’artisan, le commerçant ou la société, à choisir la forme de l’entreprise, et à accomplir toutes les formalités de constitution et de gestion de la société (création de société, rédaction des statuts de société, restructuration, fusion, location gérance, scission, fusion absorption, apports partiels d’actifs…).

Pour l’entreprise, l’avocat peut également être amené à réaliser des audits juridiques, sociaux ou encore fiscaux.

L’avocat agit pour le compte de son client

L’avocat représente son client et est donc investi du pouvoir de réaliser pour son compte et en son nom, les démarches qui incombent au client vis-à-vis des tiers (créanciers, débiteurs, partenaires, salariés…).

Lorsque le client est confronté aux difficultés de paiement de son débiteur, l’avocat peut donc, à sa demande, entreprendre toutes les mesures nécessaires, amiables ou judiciaires, pour contraindre le débiteur à payer, en prenant s’il y a lieu toutes les garanties utiles (nantissements, hypothèques, etc.…).

De même, en cas de difficulté financière du client, l’avocat est compétent à la fois pour entreprendre des négociations éventuelles avec ses créanciers, mais également pour prendre les mesures adaptées à sa situation. L’avocat pourra alors intervenir pour établir avec les créanciers, un plan d’échelonnement des dettes de son client, obtenir des délais de paiement ou des remises de dettes, et ce, de façon amiable ou en conciliation si une procédure judiciaire de recouvrement a déjà été engagée.

Si le client subit un dommage donnant droit à indemnisation, le rôle de l’avocat sera de requérir auprès des assurances une indemnisation juste, ou de faire valoir les droits de son client en justice afin d’obtenir une indemnité susceptible de réparer le préjudice subi.

L’avocat rédige et transige

L’avocat est également l’interlocuteur privilégié pour la rédaction des contrats et conventions, que ce soit pour le compte d’une entreprise ou d’un particulier.

Il est notamment compétent pour rédiger, à la demande de son client :

• des contrats de travail,
• des contrats commerciaux (partenariats, distribution, licences…),
• des actes de cession de fonds de commerce ou de parts sociales,
• des promesses de vente immobilière ou autre,
• des transactions,
• des baux d’habitation,
• des baux commerciaux…

Mais également tous les actes juridiques relatifs à la création et à la gestion de la société (statuts de sociétés, convocations aux AG, procès-verbaux d’assemblée générale, avis, rapports de gestion…).

En cas de litige avec un tiers, l’avocat peut intervenir pour aider les parties à trouver un accord amiable et il se situe alors tant comme conciliateur que comme rédacteur de la transaction convenue. Il s’assure ensuite de l’exécution par son client ou par le débiteur de son client, des obligations contractuelles ainsi fixées.

L’avocat défend son client

Lorsqu’aucune solution amiable n’a pu être trouvée, et qu’un procès est engagé ou doit l’être, l’avocat défend son client pendant toute la procédure, et ce aussi bien en première instance qu’en appel.

Le ministère d’un avocat n’est pas toujours obligatoire (notamment devant le tribunal d’instance, le juge de proximité, le tribunal des prud’hommes, le tribunal des affaires de sécurité sociale, juridictions devant lesquelles la représentation par un avocat n’est pas obligatoire). Néanmoins, se faire représenter en justice par un avocat est toujours possible même lorsque ce n’est pas obligatoire.

En effet, devant les juridictions civiles, pénales ou administratives, toute personne, physique ou morale est en droit de se faire assister et défendre par un avocat.

La représentation par un avocat est également possible devant des organismes juridictionnels divers, tels que les commissions paritaires et administratives, conseils de discipline ou toute autre commission statuant sur la situation du client.

Enfin, l’avocat peut représenter son client devant le médiateur ou l’arbitre chargé de trancher un litige né d’un contrat.

Pour assurer la défense de son client, l’avocat rédige, s’il y a lieu, les conclusions nécessaires au déroulement de la procédure, et plaide devant la juridiction compétente pour trancher le litige.

Infos pratiques

Situé dans le ressort du Barreau de Béthune, et intervenant également dans le ressort de Lille, le cabinet d’avocat à Béthune, Lille et Douai de Maître Valérie DAUTRICOURT-SOREZ est à votre disposition sur rendez-vous du lundi au vendredi.

Pour toute demande d’information supplémentaire, vous pouvez me joindre au 09 67 09 51 48. ou m’écrire via la page contact.

Maître Valérie DAUTRICOURT-SOREZ accepte l’aide juridictionnelle.

La relation entre le client et l’avocat

La relation entre le client et l’avocat

Choisir un avocat, c’est choisir un partenaire avec lequel des relations de confiance vont pouvoir se nouer. L’importance de la qualité des rapports humains est primordiale.
Les connaissances et la spécialité de l’avocat sont des critères majeurs, mais sa personnalité est également un élément déterminant dans le choix de l’avocat.

L’avocat étant amené à intervenir sur des sujets qui peuvent s’avérer particulièrement personnels, tels que les relations familiales, les successions, les questions financières, il sera en possession d’informations importantes. Il doit alors exister un réel lien de confiance entre lui et son client.

Le client est libre de confier son affaire à l’avocat de son choix, et peut donc rencontrer plusieurs avocats avant de décider lequel le représentera et traitera son dossier.

Bien que le client puisse choisir librement son avocat, l’avocat sollicité peut valablement refuser de se charger de l’affaire qui lui est soumise, s’il ne s’estime pas compétent, si l’affaire heurte ses convictions, s’il ne peut pas consacrer au dossier un temps suffisant en raison de sa charge de travail actuelle, en raison d’un conflit d’intérêts…

De la même façon qu’il peut refuser un dossier, l’avocat a le droit de se décharger d’une affaire en cours.

Cette faculté garantit la qualité de la relation basée sur la confiance mutuelle et la transparence sans lesquelles l’avocat ne pourra défendre convenablement les intérêts du client.

L’avocat et le client sont également libres de rompre le contrat qui les unit à tout moment s’ils le souhaitent, s’ils estiment notamment que leur lien de confiance est rompu : le client cherchera alors un autre avocat pour le représenter et le conseiller.

Lorsque le client choisit son avocat, il se base principalement sur la spécialité concernée par son dossier.

Il est en effet recommandé de s’adresser à un avocat spécialisé ou à tout le moins compétent en la matière, afin d’obtenir les conseils les plus avisés et expérimentés possibles.

La déontologie interdit toutefois aux avocats de s’occuper d’une affaire dans un domaine qu’ils ne maîtrisent pas (en effet, les avocats ne peuvent pas connaître parfaitement toutes les matières juridiques).

Le 1er rendez-vous

Le premier rendez-vous entre l’avocat et le client est essentiel dans le cadre de l’instauration d’une relation de confiance.

 

C’est l’occasion, pour le client, d’aborder avec l’avocat, toutes les interrogations qui entourent son affaire, de fournir à l’avocat les pièces et informations utiles, mais également de déterminer le montant de la rémunération de l’avocat selon la prestation en cause.

Le premier rendez-vous vous permet de transmettre tous les documents et informations liés à votre affaire. Pensez à apporter l’ensemble des documents dont vous disposez concernant votre affaire, préalablement préparés, ainsi que tout élément qui vous semble pertinent dans le cadre de la constitution de votre dossier.

Le client sera amené, pendant ce premier rendez-vous, à fournir à l’avocat, un maximum d’informations sur sa situation, son projet, son litige, et ce, sans filtre ni réserve.

Une fois en possession de tous ces documents et informations, l’avocat sera alors apte à déterminer lesquels sont pertinents dans le cadre de l’affaire. C’est au cours du 1er rendez-vous que l’avocat et le client vont aborder toutes les questions juridiques qui se posent dans le cadre de l’affaire.

N’hésitez pas à poser toutes questions qui vous préoccupent, et demandez des explications sur les principaux points de droit liées à votre affaire ainsi que le déroulement de la procédure. La discussion entre l’avocat et le client au sujet de l’affaire donnera lieu à une meilleure compréhension mutuelle et permettra de mettre en lumière les éléments prépondérants du dossier.

Rémunération de l’avocat

Le premier rendez-vous est enfin l’occasion de convenir de la rémunération de l’avocat

 

C’est aussi au cours de ce premier rendez-vous que vous vous mettrez d’accord avec votre avocat sur les modalités de facturation et de règlement de ses honoraires. Pour éviter tout malentendu ou toute contestation ultérieure, il est recommandé de conclure une convention d’honoraires, précisant par écrit les modalités de calcul et de facturation des prestations de l’avocat.

Lors du 1er rendez-vous, pensez également à aborder le sujet de l’aide juridictionnelle avec votre avocat afin de vous assurer, si vous en êtes bénéficiaire, qu’il accepte de vous assister au titre de l’aide juridictionnelle.

De même, si vous pensez être couvert par un contrat d’assurance protection juridique, apportez à l’avocat les documents justificatifs, afin qu’il vous le confirme et engage les démarches utiles.

Une fois votre dossier confié à l’avocat

Une fois l’avocat choisi et le dossier en cours de traitement, l’avocat est l’interlocuteur privilégié du client pour toute information et conseil relatifs à son affaire.

L’avocat sera également à disposition du client pour recueillir tout élément nouveau, utile à son dossier.

En cas de désaccord entre le client et l’avocat

Une fois le dossier confié et en cours de traitement par l’avocat, un litige peut survenir entre l’avocat et le client. Le désaccord peut par exemple porter sur le travail fourni par l’avocat ou encore sur le montant de ses honoraires.

 

En cas de conflit, c’est le Bâtonnier de l’Ordre auquel appartient l’avocat qui est amené à trancher. Le client pourra, à cet effet, lui adresser un courrier simple, précisant les motifs du litige et les coordonnées complètes de l’avocat en cause. Suivant une procédure contradictoire, le Bâtonnier recueillera les observations de chacun, examinera la demande puis y apportera une réponse écrite.

En outre, le client est libre de changer d’avocat à tout moment. Pour cela, il est impératif qu’il ait réglé toutes les sommes facturées par l’avocat jusqu’au jour de la notification du changement d’avocat. En cas de changement d’avocat, il peut arriver que le client peine à obtenir la restitution des pièces de son dossier. Il peut alors demander au Bâtonnier d’intervenir pour faire appliquer la procédure.

Enfin, si le conflit porte sur le montant des honoraires de l’avocat, le client peut faire appliquer la procédure régie par les articles 174 et suivants du Décret n°91-1197 du 27 novembre 1991.

Le client pourra ainsi demander au Bâtonnier de trancher le litige, à l’issue d’un arbitrage. Le Bâtonnier observera, là encore, le principe du contradictoire, en examinant les pièces et prétentions de chaque partie ainsi que le travail fourni par l’avocat.

Infos pratiques

Situé dans le ressort du Barreau de Béthune, et intervenant également dans le ressort de Lille, le cabinet d’avocat à Béthune, Lille et Douai de Maître Valérie DAUTRICOURT-SOREZ est à votre disposition sur rendez-vous du lundi au vendredi.

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Le coût de l’avocat

Le coût de l’avocat

Lorsque vous êtes obligé ou que vous décidez de recourir aux services d’un avocat pour vous représenter au cours de la procédure que vous avez engagée ou qui a été engagée contre vous, vous pourrez être amené à régler 3 types de sommes :
Des honoraires • des dépens • des frais.

Les honoraires

Leur montant est libre et est communiqué, au cours du premier rendez-vous, au client qui peut les accepter ou les refuser. Ils peuvent aussi faire l’objet d’un devis.

 

L’accord relatif aux honoraires peut être verbal. Il peut toutefois être demandé l’établissement d’une convention d’honoraires écrite qui précisera en détail les modalités de calcul des frais et honoraires de l’avocat ainsi que les conditions de leur facturation.

Deux modes de fixation de l’honoraire s’appliquent : la rémunération au forfait (généralement lorsque l’avocat connaît par avance le temps qu’il va consacrer au dossier) et la rémunération au temps passé.

• La rémunération au forfait s’applique généralement lorsque l’avocat connaît par avance le temps qu’il va consacrer au dossier.
• La rémunération au temps passé est basée sur le taux horaire de l’avocat, qui dépendra de la complexité de l’affaire, de la spécialité de l’avocat mais également de son ancienneté et de sa notoriété.

Dans les deux cas, il est possible d’ajouter à cette rémunération un « honoraire de résultat », calculé en fonction du gain obtenu par l’avocat ou même de la rapidité avec laquelle l’affaire a été conclue.

 

Il est cependant interdit de fixer le montant des honoraires seulement en fonction du résultat judiciaire.

Ainsi, la convention par laquelle l’avocat et le client conviennent que les honoraires seront exclusivement déterminés selon un pourcentage des dommages et intérêts attribués au client est nulle.

 

Les parties peuvent donc prévoir un honoraire de résultat uniquement si il est destiné à compléter une rémunération au forfait ou au temps passé, et dans ce cas, elles doivent le mentionner dans la convention d’honoraires. Il consistera alors en un pourcentage des sommes gagnées ou économisées par le client.

Les honoraires de l’avocat étant libres, ils peuvent varier considérablement d’un avocat à un autre en fonction :

• la difficulté de l’affaire
• la spécialisation de l’avocat
• la personne qui traitera réellement l’affaire dans le cabinet (avocat associé, avocat collaborateur ou avocat stagiaire, juriste) et de celle qui le plaidera devant le Tribunal
• le lieu de son installation (les honoraires parisiens sont plus élevés qu’en province)
• ses conditions d’exercice (associé, individuel, collaborateur…)
• les diligences précises qu’il effectuera pour le client
• la notoriété de l’Avocat
• son ancienneté dans la profession
• l’intérêt du litige
• la situation financière du client

Ces honoraires couvrent les frais généraux du cabinet (collaborateurs, secrétaires, locaux professionnels, informatique, documentation…).

L’honoraire est consacré au financement de ces frais généraux en majeure partie (entre 40 et 60%), et ne reviennent pas en intégralité à l’avocat à titre de « salaire personnel ».

Les dépens (frais de procédure)

Les frais de procédure, que l’on appelle les dépens, sont les frais engendrés par un procès, hors honoraires d’avocat et frais de déplacement.

Les dépens comprennent notamment les frais et honoraires d’huissier, les frais d’expertise, les frais d’enregistrement. Le montant de ces frais est fixé par décret et dépend en partie de l’intérêt du litige (donc des sommes en jeu).

Ils seront remboursés par la partie condamnée si le tribunal en dispose ainsi dans son jugement. Le paiement de ces frais incombe donc en principe à celui qui a perdu le procès, sauf si le tribunal en décide autrement.

 

Le droit de plaidoirie

Le droit de plaidoirie est perçu par l’avocat qui le reverse ensuite à la Caisse Nationale des Barreaux Français. Il est demandé par tout avocat qui est amené à plaider devant une juridiction.
Le droit de plaidoirie est désormais fixé à 13 euros.

Les personnes bénéficiant de l’aide juridictionnelle totale sont exonérés, depuis le 26 novembre 2011, du paiement du droit de plaidoirie dans le cadre de certaines procédures pénales, civiles ou administratives, lorsque le bénéficiaire de l’aide juridictionnelle est soumis à un court délai pour demander que soit désigné d’office un avocat pour le représenter. Cette exonération ne s’applique cependant pas en cas d’aide juridictionnelle partielle.

Les frais annexes

Des frais non compris dans les dépens peuvent être engagés par l’avocat dans le cadre du traitement du dossier du client, tels que par exemple des frais d’hébergement ou de déplacement.

Ces frais supplémentaires étant directement liés au dossier du client, l’avocat les lui facturera afin d’en obtenir le remboursement.

 

Demande de devis à l’avocat

Il est conseillé de demander, dès le premier rendez-vous, une estimation du coût global des frais envisagés pour le conseil ou la procédure envisagée.

Le juriste établira un devis comprenant les frais du procès en fonction de la procédure envisagée ainsi que ses honoraires.

L’avocat pourra également évaluer approximativement les éventuelles conséquences du procès, à savoir le montant des dommages et intérêts éventuels à verser ou l’indemnisation qui pourrait être octroyée au client s’il gagne le procès, ainsi que le coût d’une procédure en appel ou un pourvoi en cassation.

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Les obligations de l’avocat

Les obligations de l’avocat

L’avocat est soumis à des règles de déontologie strictes édictées par la loi du 31 décembre 1971 le décret du 27 novembre 1991 et le décret du 12 juillet 2005 modifiés.

 

Tout avocat, dès lors qu’il accède à la profession, prête serment et fait partie d’un ordre, garant du respect de ces obligations. Il se soumet donc volontairement aux règles applicables à cette profession et peut être sanctionné s’il ne les respecte pas.

La déontologie à laquelle est soumise la profession d’avocat comporte des règles éthiques et juridiques, qui valent tant dans le cadre de la vie professionnelle qu’extra-professionnelle.

En prêtant serment, l’avocat rappelle les principes de la déontologie auxquels il accepte de se soumettre, à savoir : le principe d’indépendance, le principe de loyauté, le principe de confidentialité, mais également le devoir d’information, de conseil et de diligence.

Le principe d’indépendance

L’avocat doit conseiller et défendre son client de façon totalement indépendante, sans que ce rôle ne soit dicté par un quelconque intérêt personnel ou par une pression extérieure de quelque sorte que ce soit.

Le principe de loyauté

Le principe de loyauté implique qu’un avocat ne peut jamais représenter plusieurs parties dont les intérêts sont opposés : il s’agit de la règle du conflit d’intérêts.
Le principe de loyauté est également représenté par le principe du contradictoire : ce principe de droit existant dans toute procédure, qu’elle soit civile, administrative, pénale ou disciplinaire, oblige l’avocat à mettre la partie adverse en mesure de discuter l’énoncé des faits et les moyens juridiques qui lui sont opposés, en communiquant en temps utile les pièces et conclusions.

Le principe de confidentialité

L’avocat est contraint au strict secret concernant toutes les informations qu’il est susceptible de connaître par le biais des relations avec son client.

La confidentialité ne concerne pas uniquement les données relatives au client mais également à toutes les informations relatives aux tiers impliquées dans l’affaire, que ce soit un procès devant les tribunaux, un accord amiable ou encore un projet.

Le secret porte sur les communications verbales ou écrites tant entre avocats, qu’entre l’avocat et le client et les informations dont il peut avoir connaissance au cours d’échanges avec l’adversaire.

Le corollaire de l’obligation de confidentialité est le secret professionnel, lequel interdit à l’avocat de dévoiler aux tiers les confidences ou secrets qu’il a reçus de ses clients. Il est général, absolu et illimité dans le temps, s’applique dans toutes les matières du droit et dans tous ses domaines d’intervention (conseil, défense).

Le secret professionnel, à l’instar du secret de la confession, est général, absolu et d’ordre public, de sorte que nulle autorité ne peut contraindre un avocat à témoigner ou à donner des indications sur ce qui a été évoqué, à titre confidentiel, par un client.

Afin de respecter cette obligation, l’avocat doit cependant s’assurer que tout échange demeure confidentiel en prenant garde que ses partenaires professionnels (associés, salariés, collaborateurs, stagiaires) observent également le secret.

A défaut, sa responsabilité pourrait être engagée pour violation du secret professionnel. La violation du secret professionnel étant un délit pénal, il pourrait être condamné devant les juridictions pénales, outre une éventuelle condamnation au civil pour indemniser son client.

Un devoir d’information de conseil et de diligence

Le rôle de l’avocat étant, entre autres, de conseiller et d’informer son client, il est soumis à une obligation de diligence qui lui impose la plus grande prudence lorsqu’il s’adresse à son client. L’avocat doit notamment informer son client sur les chances de succès de son affaire, les éventuelles voies de recours, l’état d’avancement et l’évolution de l’affaire et le montant prévisible de ses honoraires.

Soumis à une obligation de formation continue, l’avocat doit se tenir lui-même informé des évolutions législatives et jurisprudentielles afin de délivrer au client des informations exactes et à jour. A défaut, sa responsabilité professionnelle pourrait être engagée : il pourrait en effet être disciplinairement sanctionné, par un avertissement, une interdiction d’exercer ou sa radiation du barreau par exemple.

Bien que l’avocat soit soumis à l’obligation de conseil et d’information mais également de prudence, le client reste libre de suivre ou non les conseils de son avocat et la décision d’engager ou non une action judiciaire pour la défense de ses intérêts lui appartient.

 

En cas de non-respect de ses obligations, l’avocat s’expose :

• A une action en responsabilité civile engagée par son client

• A une action en responsabilité pénale à l’initiative du client

• A une sanction disciplinaire décidée par le Bâtonnier de l’ordre dont il dépend (avertissement, suspension ou même radiation du barreau).

Responsabilité professionnelle

La souscription d’une assurance professionnelle est obligatoire pour l’avocat, ce qui assure au client une garantie importante en cas de manquement par l’avocat à l’une de ses obligations.

Cette assurance permet au client d’obtenir une indemnité en cas de faute professionnelle de l’avocat.

Sont couvertes par l’assurance responsabilité civile professionnelle les fautes commises par l’avocat dans le cadre de ses fonctions, lorsqu’elles ont causé un préjudice (ou une perte de chance, comme celle d’obtenir une indemnisation en justice) au client ou à un tiers.

Il est à noter que la cour de cassation considère que l’avocat est responsable des actes professionnels accomplis pour son compte par un collaborateur, la responsabilité de l’un n’excluant en effet pas la responsabilité de l’autre.

L’avocat est soumis à l’obligation de souscrire une seconde assurance obligatoire : l’assurance des fonds confiés à l’avocat et déposés sur les comptes CARPA.

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Maître Valérie DAUTRICOURT-SOREZ accepte l’aide juridictionnelle.

L’aide juridictionnelle

L’aide juridictionnelle

L’aide juridictionnelle est une aide financière par laquelle l’État prend en charge la totalité ou une partie des frais de votre procédure ou transaction (honoraires d’avocat, rémunération d’huissier de justice, frais d’expertise).

 

L’aide juridictionnelle est attribuée en fonction des ressources de celui qui la demande et elle est versée aux professionnels du Droit qui le représenteront ou interviendront à ses côtés au cours de la procédure.
Si vous voulez faire valoir vos droits en justice mais que vos ressources sont insuffisantes, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle.
Vous ne pouvez bénéficier de cette aide si les frais liés à cette procédure ou transaction sont totalement couverts par un ou plusieurs contrats d’assurance de protection juridique. Dans ce cas, il convient de prendre contact avec votre assureur.

Devant quelles juridictions peut-on demander l’aide juridictionnelle ?

L’aide juridictionnelle peut être demandée pour une procédure devant toute juridiction judiciaire, que ce soit devant le tribunal d’instance ou de grande instance, le tribunal de commerce, le conseil des prud’hommes ou encore les cours d’appel et de cassation.

Elle peut également bénéficier au justiciable lors d’une procédure devant une juridiction administrative, à savoir devant les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appels et le conseil d’Etat.

En cas de transaction amiable en dehors d’un procès, quelle qu’en soit l’issue (échec ou réussite), seuls les honoraires d’avocat sont alors pris en charge par l’État.

Les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle

Vous pouvez en bénéficier si vous êtes de nationalité française ou de nationalité étrangère :

• ressortissant de l’un des États membres de l’Union européenne ;
• ou ressortissant d’un État ayant conclu une convention internationale avec la France ;
• ou résidant habituellement en France en situation régulière.

Toutefois, cette condition de résidence n’est pas exigée si vous êtes mineur, témoin assisté, mis en examen, prévenu, accusé, condamné ou partie civile, ou si vous faites l’objet d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Selon les revenus

L’attribution de l’aide juridictionnelle dépend des revenus de celui qui en demande le bénéfice.

La moyenne mensuelle de vos ressources perçues entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année précédant la demande, sans tenir compte des prestations familiales et sociales, doit être inférieure à un plafond de ressources fixé par décret et réévalué chaque année.

Les ressources englobent celles de votre conjoint, partenaire, de vos enfants mineurs non émancipés et des personnes vivant habituellement au foyer.

Sont considérées comme des ressources, les revenus du travail, ainsi que toutes autres ressources (loyers, rentes, retraites, pensions alimentaires…) et l’ensemble des biens mobiliers et immobiliers.

SONT DISPENSÉS DE JUSTIFIER DE LEURS RESSOURCES

• Les bénéficiaires du RSA ou du Fonds national de solidarité ou d’insertion. Il suffit de fournir votre attestation ;
• Les personnes formulant une demande sur le fondement du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre ;
• Les victimes des crimes d’atteintes les plus graves (d’atteintes volontaires à la vie ou à l’intégrité de la personne).

Certaines personnes bénéficient également de l’aide juridictionnelle sans condition de ressources. Il s’agit :

• des personnes détenues, pour une procédure devant la Commission de discipline de l’établissement pénitentiaire ou une mesure d’isolement ;
• des personnes gardées à vue, lorsque l’intervention d’un avocat désigné d’office pour s’entretenir avec elles, est nécessaire.

QUELLES SONT LES CONDITIONS DE RESSOURCES ?

En 2011, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle si la moyenne mensuelle de vos revenus perçus en 2010 est inférieure à :

929 euros : pour une aide juridictionnelle totale

1.393 euros : pour une aide juridictionnelle partielle, la part contributive de l’Etat étant fixée comme indiqué dans les ressources 2010 ci-contre.

RESSOURCES 2010 :

• De 930 à 971 Euros : la part contributive de l’Etat est de 85%
• De 972 à 1024 Euros : la part contributive de l’Etat est de 70%
• De 1025 à 1098 Euros : la part contributive de l’Etat est de 55%
• De 1099 à 1182 Euros : la part contributive de l’Etat est de 40%
• De 1183 à 1288 Euros : la part contributive de l’Etat est de 25%
• De 1289 à 1393 Euros : la part contributive de l’Etat est de 15%

Il convient d’ajouter 167 euros à ces montants pour chacune des deux premières personnes rattachées au foyer du demandeur ainsi que 106 euros à partir de la troisième personne.

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Comment faire une demande d’aide juridictionnelle ?

Le formulaire de demande d’aide juridictionnelle pour les procédures se déroulant en France est disponible dans les tribunaux, les maisons de justice et du droit ou les mairies.

L’aide juridictionnelle peut vous être accordée :

• pour toute la procédure judiciaire ;
• pour une partie de la procédure judiciaire ;
• pour faire exécuter une décision de justice ;
• pour une transaction en dehors d’un procès (honoraires d’avocat) quelle qu’en soit l’issue.

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Quels professionnels ?

Elle ouvre droit à l’assistance d’un avocat et à celle de tous les autres auxiliaires de justice nécessaires (avoué, huissier de justice…) durant les différentes étapes de votre procédure.
Ces professionnels peuvent être choisis librement par le bénéficiaire de l’aide juridictionnelle. Lors du dépôt de sa demande, il doit indiquer le nom des professionnels qu’il a rencontrés.

Le demandeur doit annexer à sa demande d’aide juridictionnelle une attestation écrite de la main de ces professionnels, mentionnant qu’ils acceptent de l’assister au cours de la procédure.

Lorsque l’aide juridictionnelle a été accordée, son bénéfice est perdu si la procédure n’a pas été engagée dans l’année qui suit la notification de la décision d’admission à l’aide juridictionnelle.

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En quoi consiste l’aide juridictionnelle partielle ?

Lorsque l’aide juridictionnelle est partielle, seule une partie des honoraires de l’avocat est prise en charge par l’État et le client doit donc acquitter directement auprès de son avocat la partie non prise en charge de ses honoraires.

La part à la charge du client doit être déterminée au moyen d’une convention d’honoraires qui sera proposée par l’avocat et sera soumise au Bâtonnier de son Ordre aux fins d’homologation.

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A l’issue du procès

Dans le cas où le client perd son procès, l’aide juridictionnelle n’est nullement destinée à couvrir des condamnations pécuniaires quelles qu’elles soient (amendes, dommages et intérêts…).

Le client pourra d’ailleurs être condamné, en cas de perte de son procès, par exemple à payer tout ou partie des frais de justice de son adversaire.

D’autre part, le bénéfice de l’aide juridictionnelle peut être retiré en cas de fausses déclarations et entraîner, outre des poursuites pénales, le remboursement des sommes avancées par l’Etat.

Si le bénéficiaire de l’aide juridictionnelle gagne son procès, la décision de justice peut lui procurer des ressources telles que s’il les avait eues au moment de la demande d’aide juridictionnelle, il n’aurait pas pu en bénéficier.

Dans ce cas, l’Etat, par le biais du bureau d’aide juridictionnelle, peut en prononcer le retrait et demander le remboursement des sommes avancées. L’avocat peut alors également réclamer des honoraires complémentaires.

Infos pratiques

Situé dans le ressort du Barreau de Béthune, et intervenant également dans le ressort de Lille, le cabinet d’avocat à Béthune, Lille et Douai de Maître Valérie DAUTRICOURT-SOREZ est à votre disposition sur rendez-vous du lundi au vendredi.

Pour toute demande d’information supplémentaire, vous pouvez me joindre au 09 67 09 51 48. ou m’écrire via la page contact.

Maître Valérie DAUTRICOURT-SOREZ accepte l’aide juridictionnelle.